VTC made in France

We are not Taxis !

Drapeau
  • 1 - Taxi et Remise(VTC) : deux activités qui cohabitent depuis des centaines d'années
  • 2 - 1960 : Le téléphone, innovation technologique à l'origine d'un conflit dans le monde entier
  • 3 - La solution Française : des lois pour protéger les taxis de la concurrence
  • 4 - Dans le reste du monde : des lois pour protéger les usagers et développer l'offre
  • 5 - 2009 : le Smartphone, une autre avancée technologique fait ressurgir le conflit VTC/Taxi
  • 6 - Des solutions au service de l'emploi et des usagers

Le Taxi

Ou le transport de personnes
que l'on hèle dans la rue.

Depuis le XVIIe siècle, la libre interaction de l'offre et de la demande ne permet pas de réguler le marché du transport de personnes que l'on hèle dans la rue : la "maraude". C'est pourquoi, dans tous les pays du monde et jusqu'à une époque récente, l'offre dans ce marché a été strictement régulée par les pouvoirs publics.

Pour exercer le métier de chauffeur de taxi, trois conditions sont à réunir :

Avoir passé avec succès un examen professionnel plus ou moins difficile selon le pays ou la ville.

Avoir à sa disposition un véhicule autorisé.

Posséder une licence : dans certaines villes comme Londres (Royaume-Uni) ou dans certains pays comme l'Irlande, les Pays-Bas ou la Suède les licences sont accordées dès que le véhicule remplit les conditions imposées, et le nombre de taxis s'adapte à la demande. Ailleurs comme à New York, en France ou en Italie, le nombre de licences est limité et le nombre de taxis est contrôlé par l'Etat.

La Remise/VTC

Ou le Transport de personnes sur réservation

A côté du marché des véhicules que l'on hèle dans la rue (taxis) et qui peuvent faire de la maraude, existe le marché des « contrats de transport » avec des courses réservées. C'est ce que l'on appelle en France, depuis le XVIIe siècle, le marché des « voitures de remise » (VTC depuis 2009). Dans tous les pays du monde, la coexistence des taxis, avec les VTC dont le nom varie (« minicabs » au Royaume-Uni, « car services » ou « liveries » au Etats Unis, et VTC en France) n'a pas posé de problème jusqu'à l'arrivée du téléphone dans les foyers, dans les années 1960.

1960 : Le Téléphone

Irruption d'une nouvelle technologie qui facilite la réservation

Avec l'arrivée du téléphone, plus besoin d'aller dans la remise, pour se renseigner sur le prix et la disponibilité. Un simple coup de fil suffit. Ainsi, partout l'arrivée du téléphone a entraîné un développement rapide de l'offre de voitures de remise (VTC)... et provoqué la colère des taxis qui souvent ont exigé des pouvoirs publics l'interdiction de cette concurrence accrue.

Dans le monde, minicabs et liveries équivalents des VTC ont pu librement se développer pour répondre à une demande croissante des consommateurs.

En France les taxis furent entendus et les restrictions les plus sévères furent introduites, pour entraver le développement de cette activité ….

La Solution Française

Des lois pour protéger les taxis de la concurrence

  • 1° Disparition de la remise
  • 2° Aucune création d'emplois
  • 3° Pas d'évolution de la mobilité
  • 4° Consommateurs très pénalisés

1° Disparition de la remise :
des lois pour satisfaire la demande des taxis

En France, au fil du temps les taxis ont progressivement obtenu du gouvernement la disparition de la petite remise et le contingentement de leur nombre. Paris est la seule ville de sa taille qui à la fois limite le nombre de taxis et simultanément empêche le développement des remises (cf tableau)

Le Premier décret du 2 mars 1973 qui se contentait de rappeler le principe de la commande préalable et interdisait l'usage du taximètre fut jugé très insuffisant par les taxis. Ceux-ci exigeaient aussi l'interdiction de toute marque de distinction visible de l'extérieur, et l'interdiction du radiotéléphone.

La loi du 3 Janvier 1977 et les décrets qui suivirent satisfèrent à toutes leurs demandes, sauf une : l'interdiction pure et simple des voitures de petite remise.

La circulaire du 16 Juin 1993 du ministre de l'intérieur aux préfets [NOR/INT/D/93/00143/C], leur recommanda de « ne pas étendre à l'excès le nombre des exploitants de voitures de petite remise de façon à maintenir les fragiles équilibres avec les exploitants de taxi ». Cette circulaire renouvelée par une nouvelle circulaire du 22 Septembre 2000, signait l'arrêt de mort des voitures de petite remise. Car contrairement à celle des taxis, leurs autorisations étaient personnelles et non transférables.

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2° Contingentement du nombre de taxis : aucune création d'emplois en 30 ans

  • Parallèlement à ces restrictions, le nombre de licences de taxi demeura absolument figé pendant près de
    trente ans à Paris.
    (cf graphe)
  • Paris a ainsi ajourd'hui le plus mauvais ratio de nombre de chauffeurs / habitant, inférieur même à des villes de tailles bien plus faible.
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3 °Exclusion des plus défavorisés des services de taxis : aucune évolution
de la mobilité

  • A Paris, plus d'un déplacement en taxi sur quatre est le fait des personnes appartenant aux 10% des ménages les plus riches, et seulement un déplacement sur vingt pour les 10% les plus défavorisés ! Cela se traduit par une utilisation du taxi beaucoup plus faible et limitée à l'essentiel : aller à l'aéroport et se déplacer la nuit, c'est-à-dire quand et là où les services de transports collectifs sont les plus déficients.
  • Les parisiens utilisent ainsi les services de taxi 4 fois moins que les Londoniens et 7 fois moins que les New Yorkais.
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4 °Les usagers grands perdants de cette politique

  • L'absence a la remise en France a obligé les taxis à servir les deux marchés : Maraude + Réservation.
  • Le nombre trop restreint de Taxis est à l'origine du manque de voitures sur tous les marchés.
  • Leur nombre insuffisant pour satisfaire toute la demande entraine le manque flagrant de taxis disponibles dans la rue pour la maraude.
  • Leur nombre insuffisant sur le marché de la réservation a permis aux centrales de réservation de facturer extrêmement cher l'accès au service pour les personnes qui souhaitent en profiter.
  • Explosion du coût de la licence créant une rente pour les taxis et un coût d'accès à la profession de plus en plus cher pour la nouvelle génération.
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La Réussite dans le reste du monde !

Des lois pour favoriser le développement de l'offre et la mobilité

  • 1° Soit les Taxis se
    développent
  • 2° Soit les VTC de développent
    librement
  • 3° Un service pour
    tous
  • 4° De plus de plus de demandes
    pour devenir Taxi

1°  Première approche : les taxis se développent librement et la remise
disparaît :

  • Cette solution est proposée en Irlande. Dans la ville de Dublin, les taxis ne sont pas limités en nombre et vont donc se développer librement sur les deux marchés de la réservation et de la maraude.
  • La ville de San Francisco vient de prendre une mesure similaire.
  • Disparition du système de licence et de la valeur associée de la plaque.

2° Deuxième Approche : le nombre de taxis est limité et les remises se développent librement pour répondre à la demande sur le marché de la réservation.

  • En Angleterre, la loi de 1976 sur les minicabs, distingue les véhicules, les chauffeurs et les exploitants appelés « opérateurs » dont la fonction principale est de recueillir les commandes de courses et de les affecter à un véhicule. La loi exige que les opérateurs, les conducteurs et les véhicules soient autorisés séparément.
  • Qu'il soit en circulation ou à l'arrêt, avec ou sans chauffeur au volant, le minicab est considéré comme toutes les autres voitures et soumis aux mêmes règles. Il n'y a pas comme en France pour les VTC de restriction au stationnement sur la voie publique en attente d'une course.
  • En laissant se développer avec relativement peu de contraintes une offre diversifiée, les pouvoirs publics britanniques ont favorisé la mobilité de leurs citoyens. A une époque ou la mobilité en taxi des Français stagnait ou régressait, celle des Britanniques était multipliée par quatre.
  • Aux Etats-Unis en 1987, pour résoudre les problèmes de concurrence et pour assainir la profession, le législateur a réformé le secteur. Il l'a fait de façon originale en privant les taxis du marché des courses commandées (au téléphone) en contrepartie du maintien de leur contingentement. Les liveries ont ainsi pu se développer librement et leur nombre a dépassé celui des taxis en 1973.
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3°Dans les deux cas : augmentation de la mobilité et utilisation du service par toutes les classes sociales.

  • En Grande Bretagne cette offre diversifiée a favorisé la mobilité des personnes les moins riches. Les 20% des ménages les plus défavorisés utilisent les taxis et minicabs une fois et demie plus que les 20% les plus riches. Les motifs principaux de leurs déplacements sont les visites chez des amis et les courses et affaires personnelles. Par ce qu'il y ont accès les plus défavorisés utilisent le taxi plutôt que de posséder une voiture qui leur coûterait plus cher.
  • A New York, les taxis sont utilisés pour de multiples motifs, les achats hebdomadaires ou les déplacements entre la maison et le travail. Les New Yorkais font ainsi 7 fois plus de courses que les Parisiens dans des véhicules hélés dans la rue.
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4° Creation de milliers d'emplois : Taxi et VTC

  • De plus, contrairement à une idée largement répandue la concurrence des minicabs n'a pas rendu le métier de chauffeur de taxi moins attractif à Londres. Au contraire l'afflux de candidats est tel qu'il a fallu durcir les conditions d'admission dans la profession de taxi ! En 1967, il fallait 18 mois de préparation intense pour passer le knowledge, l'examen très sélectif qui permet l'accès à la profession de taxi. Il faut maintenant quatre ans de préparation. Contrairement aux licences de taxi parisiennes, cet investissement considérable n'est pas récupérable quand on quitte la profession.
  • A New York , le prix de la licence de Taxi ne s'est pas déprécié, il dépasse aujourd'hui 1 000 000$ et le nombre de candidats pour devenir chauffeur de taxi est de plus en plus important. (cf graphe)
  • A New York comme à Londres les exigences pour les candidats chauffeurs de VTC sont beaucoup plus triviales et se résument pratiquement à savoir lire une carte. Dans Chacune de ses villes, le développement de la remise à permis de créer plus de 60000 emplois.
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2009 : Apparition des Smartphones

La technologie 2.0 

Les applications téléphoniques permettent aux VTC la mise en relation simplifiée avec leur clientèle, créant ainsi une concurrence avec les radios taxis.

A la suite du rapport Attali de 2007, la Loi n° 2009-888 du 22 juillet 2009 change les conditions d'exercice des voitures de remise en distinguant le conducteur et l'exploitant. Le conducteur doit détenir une carte de chauffeur VTC délivrée par la préfecture de Police. L'exploitant obtient une autorisation délivrée par une Autorité Administrative indépendante : Atout France.

En France avec l'émergence des VTC la colère des taxis a repris. Ils exigent une nouvelle fois des pouvoirs publics l'interdiction de cette concurrence. A Londres et ailleurs en Angleterre, ce cap est largement dépassé, et la controverse s'est éteinte. Les centraux de réservation de taxi ont perdu leur prééminence face à des entreprises comme Gettaxi ou Hailo. Quant aux entreprises de minicabs, dont la principale est Addison Lee, elles prospèrent.

Deux options pour la France

1° Libéraliser le marché du taxi en supprimant complètement le numerus clausus afin de laisser l'offre se développer librement et servir la demande.



2° Laisser le contingentement actuel du nombre de taxis, contrepartie de l'exclusivité sur le marché de la maraude et
laisser les VTC se développer librement sur le marché de la réservation.

VTC made in France

Au service de l'emploi, du consommateur et de la mobilité des Français

La FFTPR soutient le développement des VTC en parallèle de l'offre taxi
et propose de renforcer les mesures qui protègent le consommateurs

1° Dégel immédiat par Atout France des immatriculations pour créer des emplois.

2° Création d'une commission de discipline pour les chauffeurs VTC.

3° Création d'une licence pour les opérateurs VTC sur le modèle anglais avec Assurance RC d'une couverture minimale de 5 millions d'Euros.

4° Obligation de prendre la Carte bleue pour tous les VTC.

5° Renforcement des contrôles sur les voitures VTC : contrôle technique tous les 6 mois + assurance transport de personnes obligatoire.

6° Changement de la loi sur les voitures autorisé à faire du VTC : il faut autoriser les modèles en fonction de critères autres que la puissance afin de pouvoir utiliser des voitures écologiques.

7° Autorisation pour les VTC d'utiliser les « couloirs bus » librement lorsqu'ils sont en charge.

8° Création d'un délit de racolage passif aux aéroports pour éviter le démarchage dans les files d'attentes de taxis.

Ce que pensent les Franciliens

  • Le VTC made in France peut facilement créer 30000 à 50000 emplois en France dans les 10 prochaines années
  • En Deux ans, les VTC made in France ont déjà permis la création de plus de 1000 emplois stables et durables.
  • Le VTC va permettre de réduire les émissions de C02 en ville !
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85 % des habitants du grand Paris sont favorables au développement de l'offre VTC !

Laissez-nous créer des emplois